MR#54 – The Natural History of fear

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Écrit par Jim Mortimore et réalisé par Gary Russell.

Avec : Paul McGann, India Fisher, Conrad Westmaas, Geoff Searle, Alison Sterling, Sean Carlsen, Wink Taylor, Jane Hills, et Ben Summers.

COPIER OU TENTER DE COPIER UNE PERSONNALITÉ, OU UN SOUVENIR AFFICHÉ OU MONTRÉ DANS CE THÉÂTRE PUBLIC EST UN ACTE CRIMINEL, CET AVERTISSEMENT INCLUS. LA PUNITION OU CONDAMNATION PRÉVUE EST UNE RÉDUCTION ILLIMITÉE DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES AUTORISÉES, AINSI QU’UNE RÉVISION TOTALE DE LA PERSONNALITÉ. VOUS N’AVEZ PAS LA PERMISSION D’AMENER UN QUELCONQUE MATÉRIEL D’ENREGISTREMENT DANS CE THÉÂTRE PUBLIC. CELA SERA TRAITÉ COMME UNE TENTATIVE DE VIOLATION DU COPYRIGHT. TOUTE PERSONNE PRISE SUR LE FAIT POURRA ÊTRE ÉJECTÉE ET L’ÉDITEUR POURRA CONFISQUER LE MATÉRIEL INCRIMINÉ. NOUS DEMANDONS AU PUBLIC D’ÊTRE VIGILANT ET DE RAPPORTER TOUTE ACTIVITÉ SUSPECTE A LEUR CONSCIENCE LOCALE. MERCI.

Avertissement public
Faction contre le vol de personnalité

Acheter l’épisode sur le site de Big Finish

 

Résumé détaillé (merci à Lulurbex !)


Trois personnes sont assises dans une pièce et contemplent une toupie d’enfant, qui tourne si vite qu’elle semble en rester droite. Les personnes en question ont des voix semblables à celles du Docteur, Charley et C’rizz, et elles sont sur le point de faire quelque chose pour le Bien commun. Des sons de pas se font de plus en plus audibles. Quels qu’ils soient à présent, nos héros ne seront plus eux même avant bien longtemps…

Première partie

C’est le jour de Haute Productivité à la Cité de la Lumière, et le programme info-divertissant préféré de chacun s’est terminé sur un cliff-hanger palpitant dans lequel la compagne du héros le supplie de la tuer pour sauver l’Univers. Néanmoins, quelque chose d’étrange est sur le point de se passer dans le Clapier 204079 M-704, près de la Place Sud, où un couple d’ouvriers est en désaccord. Le mari n’a pas été aussi emballé par le programme que son épouse, et, en fait, n’est pas certain de croire encore en le Bien commun. Mais même lui se trouve choqué de répondre aux commentaires de sa femme par une question. Poser une question est le pire crime imaginable à la Cité de la Lumière, et malgré ses efforts désespérés pour faire passer cela pour un petit dérapage, sa femme active l’alarme d’urgence et appelle la Conscience locale.

La Conscience et la Sub-conscience arrivent quelques secondes plus tard, et, alors que le mari essaie d’endosser entièrement la responsabilité de son crime, qui n’est que de son fait, c’est à la Conscience de déterminer la culpabilité de chacun. La Sub-conscience scanne les esprits des ouvriers à puissance maximale, et trouve que, malgré le fait que leurs pensées de surface sont faites d’obéissance, de respect et d’acceptation, l’ouvrier masculin semble commencer à penser par lui même comme un individu, en son propre nom. La Conscience arrête l’ouvrier masculin et ordonne à la Sub-conscience de s’arranger afin que la personnalité de la femme soit modifiée, dans le but de la préparer pour un nouveau mariage, arrangé par l’État.

Séparé de la femme qu’il aime, l’ouvrier masculin commence à désespérer et bombarde avec colère la Conscience de questions : demandant à savoir pourquoi ce qu’il a pu faire était mal à ce point. Il hurle ses questions à ses camarades citoyens, mais ceux ci ne peuvent même pas comprendre ce qu’il leur demande,  les concepts de liberté et d’individualité ayant été retirés de leurs vies. Avant que la Conscience ou la Sub-conscience ne puissent l’arrêter, l’ouvrier masculin se libère et saute du parapet, chutant de plusieurs étages jusqu’au sol plus bas. Il y a un moment de silence choqué, mais très vite, les ouvriers qui ont assisté à l’incident retournent à leurs vies sans poser de questions sur ce qui vient de se passer. Cependant, lorsque la Conscience reporte l’incident à l’Éditeur de la Cité de la Lumière, l’Éditeur lui demande de dresser une liste des 1000 témoins pour une révision de personnalité, incluant la conscience elle-même.

La désobéissance de l’ouvrier masculin doit faire l’objet d’une enquête et la Conscience visite ainsi la Loge d’Émission pour parler avec le Disc Jockey, qui a installé un système de classement si remarquablement efficace qu’il est la seule personne à qui on peut faire confiance pour le faire fonctionner. La Conscience lui demande une liste des info-divertissements diffusés depuis l’année passée, afin de lui permettre de comparer ces références avec les résultats du scan cérébral de l’ouvrier masculin. Cela se révèle cependant plus difficile que ce qu’il avait imaginé ; sur toute l’année précédente, 1306 épisodes ont été diffusés, tous répétant les règles de base de la Cité et de nouveaux épisodes désignés pour introduire de nouvelles spécificités sociologiques et des changements psychologiques.

Alors que la Conscience essaie de trier les informations qu’on lui a donné, l’Éditeur attend l’autopsie du corps de l’ouvrier (ou plutôt de son cerveau, étant donné que la majorité de son corps a subit des dommages irréparables et a été recyclé par le Département des Protéines). Le scan du cerveau se montre peu concluant, le contexte manquant pour donner du sens aux images neuronales, l’Éditeur demande ainsi une copie du scan cérébral de l’ouvrière. Cependant, ce dernier a été retiré des enregistrements publics, attendant la censure, et l’Éditeur demande donc que l’ouvrière elle même soit amenée pour des analyses directes.
Plus tard, l’Éditeur écoute de la musique d’ambiance expérimentale tout en regardant une seconde fois les enregistrements de l’autopsie, mais l’utilisation de musique non censurée est détectée et la Conscience est envoyée pour enquêter. L’Éditeur déclare qu’il a besoin d’une stimulation mentale afin de l’aider à penser créativement, lui permettant de protéger l’Etat des dangers qu’il ne pourrait pas imaginer autrement. Néanmoins, lorsque que la Conscience lui propose d’oublier cette petite transgression, l’Editeur insiste pour que la Conscience le scanne. C’est alors qu’elle réalise qu’il s’agissait d’un test qu’elle a à peine réussi, pour voir comment l’incident avec l’ouvrier l’avait affecté. L’Éditeur rappelle à la Conscience que les serviteurs de l’État ne doivent pas se croire au dessus des lois qui gouvernent les citoyens ordinaires ; autrement, tout ce qu’ils font au nom de l’Etat perdrait son sens. L’éditeur  ordonne ainsi à la Conscience de s’occuper de lui dans la Galerie des Murmures, où il est sur le point de comparer le scan cérébral de l’ouvrière avec celui de son défunt mari.

Le scan cérébral de l’ouvrière contient des images et des sons semblables à ceux trouvés dans le scan de son mari, incluant les mots « Ne me laisse pas tomber », le son d’une toupie d’enfant bourdonnante, des bruits d’accouchement et de construction, signifiant que la femme a l’intention de donner la vie au futur ou de construire celui ci. L’Éditeur est abasourdi par ce que cela implique : en effet, l’ouvrière est capable de penser par elle même et présume qu’elle peut changer les choses dans la Cité de la Lumière en créant un nouveau futur. Cet objectif est impossible à réaliser seule, ce qui veut dire qu’il y à tout un réseau d’ouvriers dans le même état d’esprit dehors. Quelque part, la révolution se prépare et l’ouvrière en fait partie. L’ouvrière terrifiée insiste sur le fait qu’elle aime l’État, mais quand elle demande pourquoi tout ceci lui arrive, L’Éditeur saute sur l’occasion. Elle vient de formuler une question, et les questions amènent des réponses, qui mènent à la connaissance, à la liberté, à l’insatisfaction et au mal-être. Pour le bien de l’État, et pour son propre bien, l’ouvrière ne peut plus exister tel qu’elle est maintenant. Elle hurle alors que l’Éditeur fait son devoir, commençant à effacer tout ce qui a toujours fait d’elle un individu..

Seconde partie

La femme qui a été une autrefois l’ouvrière est désormais une infirmière avec une vie domestique heureuse. Cependant, elle est hantée par d’étranges souvenirs. Quand un nouvel info-divertissement est diffusé, épisode dans lequel le héros piège un envahisseur alien en lui faisant croire que la planète qu’il a pour cible a été terrassée par une épidémie, elle réalise qu’elle est capable s’en souvenir même si c’est la première fois que l’épisode passe à l’écran. Cependant, ses souvenirs diffèrent des événements de l’épisode. Quand elle en parle à son mari, celui ci lui conseille d’en parler à la Conscience. Comme d’habitude, leur vie domestique a été enregistrée et leur conversation a été mémorisée sur bande. Elle est passée une nouvelle fois pendant la séance entre l’Infirmière et sa Conscience.

Sans vraiment la questionner, la Conscience découvre avec l’Infirmière les parties importantes de son histoire. La jeune femme reconnaît que ce n’est pas la première fois que quelque chose de ce type se produit. Elle veut révéler la vérité, car elle est une citoyenne loyale à l’État. La Conscience lui propose alors de l’hypnotiser, utilisant pour ce faire une toupie d’enfant. Le bourdonnement de la toupie fait entrer l’Infirmière en transe. Elle raconte à la Conscience l’autre épisode de l’info-divertissement dont elle se souvient – en avance. C’est dans cet épisode que le Docteur et ses compagnons arrivent à la cité de la Lumière, mais alors que l’Infirmière décrits les événements qui se déroulent, elle réalise que les personnages se posent des questions et se répondent l’un à l’autre. Malgré cela, ils semblent heureux, parce qu’ils ont voyagé et découvert un nouvel endroit. Comment cela a t-il été permis, dans un divertissement non censuré, quand les voyages et les questions ne sont pas nécessaires et interdits ? Et pourquoi l’Infirmière est-elle à présent en train de poser des questions à la Conscience ? Cette dernière suggère que l’épisode se déroule le jour du Jubilé, une idée qui semble soulager l’Infirmière – Mais alors que de nouveaux souvenirs remontent, elle est submergée par de nombreuses questions laissées sans réponses.

La Conscience réveille l’Infirmière de sa transe, et alors qu’elle n’a plus aucun souvenirs de ce qu’elle a dit sous hypnose, la séance entière a été enregistrée et bientôt exposée dans un théâtre public pour l’éducation des masses. Quand l’Infirmière regarde l’enregistrement, elle est horrifiée par son comportement. Alors qu’elle fond en larmes, l’Éditeur apparaît et lui révèle qu’il l’observe depuis quelques temps. Il suspecte quelqu’un d’avoir modifié les enregistrement du Ministère du Tourisme, interférant avec la récente révision de personnalité de l’Infirmière. L’Infirmière écoute avec une terreur grandissante l’Éditeur expliquer que l’État dure depuis des centaines de générations, utilisant le Jubilé comme soupape de sécurité pour la société, de façon soigneusement contrôlée. Mais à présent un élément vraiment chaotique a fait son apparition, et les résultats pourraient être catastrophiques. L’Éditeur croit que l’Infirmière est liée à cet élément chaotique – et en effet, alors qu’il lui pose des questions, la nature de ses réponses ne fait pas parti de celles autorisées par l’État.

L’Infirmière est horrifiée par les propos de l’Éditeur, et quand il ose lui parler de progrès social et d’évolution, elle sursaute et appelle la Conscience, accusant l’Éditeur de crime social. Mais quand la Conscience arrive, il lui révèle que tout cela n’était qu’un test – ce qui explique pourquoi une version non censuré de l’histoire de l’Infirmière était diffusée dans le théâtre. Les autres personnes assistant à la projection étaient des serviteurs de l’État, faisant office de figurants afin de convaincre l’Infirmière qu’il s’agissait d’une projection classique. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’auront pas le droit à une révision de la personnalité juste après cela. L’Infirmière, soulagée, demande à l’Éditeur si elle a réussi le test, mais il la congédie sans lui répondre. la Conscience propose que l’État arrête de la surveiller. Il fait remarquer que c’est l’Éditeur lui-même qui a posé des questions et prononcé des mots et des concepts interdits en essayant de savoir la « vérité » sur l’Infirmière. L’Éditeur refuse de répondre à ses accusations et s’en va. Mais la Conscience a repéré quelque chose qu’il n’a visiblement pas remarqué. Juste avant de partir, L’ Infirmière a posé une question…

La Conscience s’arrange donc pour rencontrer l’Infirmière aux docks de la Cité pour discuter de ses étranges souvenirs. Cette dernière vient à sa rencontre à contre cœur, croyant qu’il s’agit encore d’un test. Mais à sa grande surprise, la Conscience lui révèle qu’il est en fait un membre de la révolution, tout comme elle l’était avant sa révision de personnalité. Selon la légende, le peuple de la Cité de la Lumière a été amené ici il y a des générations, placé dans une prison ultime, qui n’existe en fait que dans leurs têtes. Le concept de liberté à la Cité de la Lumière n’est qu’un simulacre, les citoyens se croient libres de faire des choix, mais toutes les possibilités qui leurs sont offertes ont été pré-selectionnées par l’État. Certains mots ont même été interdits, car avec ces seuls mots, les citoyens pourraient avoir un aperçu de ce que serait une vie meilleure.

Selon la Conscience, les info-divertissements ne sont pas des aventures imaginaires. Ce sont les véritables souvenirs d’un héros appelé le Docteur. Mais ces souvenirs ont été transformés pour faire de ce personnage, qui luttait contre l’oppression et encourageait l’individualité, en fervent défenseur de l’État, faisant de lui une image pour divertir le peuple tout en diffusant un message de conformité et d’acceptation. La Conscience et sa compagne étaient autrefois les membres d’une cellule révolutionnaire appelée le Groupe de la Restauration, qui enregistrait secrètement les info-divertissements, corrigeaient les incohérences et rassemblaient ainsi les vrais souvenirs du Docteur. Tout ce dont ils avaient besoin était de trouver quelqu’un qui puisse devenir le Docteur.

Ainsi, la compagne de la Conscience s’était soumise à une révision de conscience pour implanter dans son esprit un déclencheur hypnotique : le bruit d’une toupie. Elle est devenu l’Ouvrière, et des informations interdites ont été révélées à son mari, déclenchant les événements menant à son arrestation et à sa révision en tant qu’Infirmière. Quand la Conscience a reçu pour ordre d’observer la révision, il a secrètement implanté les souvenirs du Docteur dans son esprit. Mais il n’était pas aussi expérimenté en matière de manipulation mentale que l’Éditeur ou le DJ, et quelque chose a dérapé, expliquant pourquoi l’Infirmière est hanté par les souvenirs du Docteur sans être complètement le Docteur. La Conscience la pousse à reconnaître la vérité et à devenir le vrai héros révolutionnaire qu’elle est sensée être… Mais l’Infirmière horrifiée appelle la garde, et la Conscience est arrêtée pour crime de mots et pensées contre l’État.

Il semblerait que le plan ambitieux du Groupe de la Restauration ait échoué. L’Infirmière n’est pas le héros dont ils avaient besoin, et sans le Docteur pour les aider, la révolution va échouer. Cependant, après avoir torturé la Conscience, l’Éditeur l’informe en cachette qu’il croit lui aussi à la révolution. En tant qu’Éditeur, il se doit de montrer une totale loyauté à l’État, et il sait que les révolutionnaires ne lui feraient absolument pas confiance s’il les approchait, mais il insiste sur le fait qu’il les a aidés, en les faisant être révisés plutôt que tués. Il informe la Conscience qu’il a laissé l’Infirmière assister à son arrestation et retourner chez elle sans avoir été révisée. Il dit aussi avoir qu’il essaye de débarrasser cette dernière de ses faux souvenirs pour récupérer le héros caché en-dessous. Mais pour réaliser cela, il demande l’enregistrement récupéré par le groupe : celui contenant les véritables souvenirs du Docteur.

La Conscience éclate de rire, persuadé qu’il s’agit d’un tour, et refuse d’avouer quoi que ce soit à l’Éditeur, même lorsque celui ci lui démontre que l’Infirmière risque de perdre la raison si les souvenirs du Docteur ne lui sont pas entièrement restitués. Un employé arrive pour emmener la Conscience à la révision, et l’Éditeur, frustré, libère son prisonnier. La Conscience part à la révision croyant que l’Éditeur cherchait à le tromper, mais l’Éditeur disait réellement la vérité. Il est possible que la Conscience ait condamné la révolution à l’échec. Cependant, un peu plus tard dans la nuit, l’Éditeur est informé que l’Infirmière a été signalée comme étant portée disparue. Il ordonne alors que toute personne ayant été en contact avec elle soit révisée, effaçant ainsi toutes traces de son existence. Quelque soit le coté auquel l’Éditeur appartient, il semblerai que la révolution ait bel et bien commencé.

Troisième partie

Au cours des jours suivants, un certain nombre d’attaques terroristes secouent la Cité de la Lumière, répandant la mort, la destruction et la violence à travers l’Etat. Le écrans publics de Place Sud
explosent au milieu d’un épisode dans lequel le Docteur et Charley rencontre leur nouveau compagnon, C’rizz. L’explosion tue et blesse des centaines de civils, ce que L’Éditeur interprète comme une tentative symbolique pour réduite l’État au silence. Il reste à observer la suite des événements, selon la logique qu’un criminel revient toujours sur les lieux de son crime. Alors que le chef des pompiers supervise les secours et les travaux de réparation, l’Éditeur repère quelqu’un qui est caché tout près et lui court après.

La voix de l’Infirmière résonne dans sa tête pendant sa course, le prévenant qu’il mourra s’il la suit. Mais il la poursuit quand même à travers l’obscurité, persuadé d’accomplir la volonté de l’État et en lui voulant du bien, pensant naïvement pourvoir réviser sa personnalité déviante. Incapable de voir dans l’obscurité, l’Éditeur se débat, essayant de briser les murs autours de lui, posant accidentellement une question à l’infirmière. Quand celle ci le questionne en retour sur ses propres motivations, il se met en colère, criant qu’elle est une perversion sociale qui doit être éliminée pour le bien commun. Mais l’Infirmière dit avoir piraté la Galerie des Murmures et avoir entendu la conversation de l’Editeur et de son ancienne Conscience avant qu’il soit envoyée à la révision.

Furieux, l’Éditeur frappe violemment les murs, les faisant tomber autour de lui alors que l’Infirmière se prépare à lui dire certaines choses, pour son propre bien. Une violente lumière l’enveloppe. Il ne peut alors rien voir lorsqu’il ouvre les yeux, car ceux ci ne sont pas habitués à cette lumière trop forte. Selon l’Infirmière, ses sens sont débordés, les citoyens ayant été aveuglés par l’État pour ne pas pouvoir contempler les merveilles du monde. L’Éditeur se concentre sur ce qu’il voit, et une infinité de possibles s’ouvre à lui. L’Infirmière lui annonce qu’il est temps pour lui de chercher qui il est vraiment.

Secoué, l’Éditeur revient à la Cité de la Lumière et confronte le DJ dans la loge d’Émission, l’accusant d’avoir envoyé  la transcription de la session thérapeutique de l’Infirmière sans l’avoir censuré. Le DJ, outré, dit être la pierre angulaire de l’Etat, étant celui qui rassemble les fragments de mémoire en une histoire cohérente. C’est le seul qui a le droit d’émettre des mots et des pensées interdites : quelqu’un doit avoir ce pouvoir, sinon personne ne saurait ce qui est interdit. Cela signifie qu’il est le seul à savoir la vérité. Il donne alors à l’Éditeur des écouteurs. Épouvanté, ce dernier écoute l’arrivée du Docteur à la Cité de la Lumière, et reconnaît la voix du Docteur comme étant la sienne.  La vérité est trop importante pour être ignorée et il fait ce qu’il pense être bon de faire : appeler la Conscience pour arrêter le DJ et réviser intégralement sa personnalité. La nouvelle Conscience est occupée ailleurs et c’est la Sub-conscience qui arrive. L’Éditeur lui conseille d’être très prudente en approchant le DJ, clamant que les idées sont les armes les plus dangereuses. Mais quand les hommes de la Sub-conscience trouvent le DJ, ils constatent que sa gorge a été tranchée avec un fragment aiguisé provenant du disque que l’Éditeur était en train d’écouter.

L’Éditeur est emmené au Comité de Classification pour s’expliquer. Au vu de la crise, le Comité a écouté les enregistrements de l’Éditeur et réalise qu’il emploie souvent des mots interdits, pose des questions dans l’exercice de ses fonctions et fait des heures supplémentaires plutôt que de regarder les programmes info-divertissements de l’État. L’Éditeur insiste sur le fait qu’il doit être capable de penser comme un criminel afin de pouvoir prédire leurs actions et les contrôler, tout spécialement avec l’Infirmière en fuite, sa personnalité désormais en fragments. Il croit que l’Infirmière est devenue folle, incapable de concilier ses propres souvenirs avec ceux incomplets du Docteur, menaçant ainsi autant sa révolution que l’État. Le comité ne semble néanmoins pas convaincu et cherche à savoir comment l’Éditeur est entré en possession de la toupie qu’ils ont trouvé dans son bureau. L’Editeur avance qu’il s’agit d’un symbole révolutionnaire, confisqué à la précédente Conscience. La toupie tourne en rond sans aller nulle part, ce qui représente comme les révolutionnaires perçoivent l’État. L’Éditeur supplie le Comité de prendre conscience du danger et de le laisser finir son travail. Une fois la Révolution canalisée, il se soumettra à toutes sortes de punitions que le Comité trouvera bon de lui administrer.

Cependant, le Comité perçoit l’amour de l’Editeur pour l’Etat comme une dangereuse obsession, et le condamne à une révision totale et immédiate. Enragé, ce dernier insiste sur le fait qu’il est le seul à pouvoir arrêter l’Infirmière. Elle a même essayé de le convaincre qu’il y à une vie au de la de l’État, ce qui révèle sa dangerosité. Néanmoins, le Comité de Classification révèle que l’Infirmière a été arrêtée et révisée il y a quelques jours – sur les propres ordres de l’Éditeur. L’Infirmière ne l’a en fait jamais emmené en dehors de la ville et c’est l’Éditeur lui même qui est responsable des attentats qui on secoués la Cité, simple façon de se conforter dans son délire de persécution. Effaré, il constate que la nouvelle Conscience qui arrive pour l’emmener à la révision… se révèle être l’ancienne Ouvrière et Infirmière.

L’Éditeur est arrêté pour le meurtre du DJ, et alors que la Conscience et la Sub-Conscience le traînent à travers les rues, il les bombarde avec colère de questions. Il hurle ses questions à ses camarades citoyens, mais ceux ci ne peuvent même pas comprendre ce qu’il leur demande,  les concepts de liberté et d’individualité ayant été effacés de leurs vies. Alors qu’ils ne peuvent même pas imaginer le danger qui les menace, il clame qu’il est le seul en mesure de les sauver. Avant que la Conscience et la Sub-Conscience ne réalisent ce qui se passe, le passage explose, ayant été précédemment piégé par l’Éditeur. Ce dernier se dégage et fuit, jurant de détruire la révolution, d’arrêter le Docteur, de sauver l’Etat qu’il aime – et de tuer quiconque essaiera de l’en empêcher.

Quatrième partie

Alors que les écrans publics diffusent une fable dans laquelle un roi très sage donne les reines du pouvoir à son idiot d’héritier, l’Editeur se cache sous les docks, utilisant son propre sang pour appâter les rats qui lui servent de nourriture. Il est observé par la Conscience et la Sub-conscience, qui résistent à la tentation de compatir et se contente d’analyser ses habitudes afin de savoir où il se cache lorsqu’il n’est pas sur les enregistrements publics. Mais l’Editeur lui même arrive à la Galerie des Murmures et assomme la Sub-conscience, révélant qu’il avait mis la galerie sous écoute, tout comme l’Infirmière avait dit l’avoir fait précédemment.  La Conscience essaie de le convaincre que ce qu’il cherche n’existe pas, excepté en lui même, mais il l’assomme violemment.

La Conscience se réveille dans un monde qui lui est inconnu, un monde en dehors de tous les concepts compréhensibles pour les habitants de la Cité de la Lumière. D’après l’Editeur, c’est sans doute l’endroit que l’Infirmière lui a montré, et il s’est rendu ici, loin de la Cité, afin de développer des idées radicalement différentes. Il avoue que c’est pour cela qu’il a amené la Conscience ici, afin qu’elle puisse faire son travail et se rappeler ce qui est bon et ce qui est mauvais. L’Editeur joue avec sa toupie, prétextant que le son le calme, mais le bruit désoriente la Conscience alors que l’Editeur lui expose ce qu’il a vu ici. L’Etat a interdit certains concepts et idées dans le but de conserver des citoyens stupides, car les gens stupides sont plus résistants aux idées nouvelles. Même si la Conscience ne croit pas ce que l’Editeur lui raconte, elle continue de ressasser ses dires, faisant germer l’idée dans son esprit. En empêchant son peuple d’exprimer de nouvelles idées, La Cité de la Lumière s’est effectivement protégée de la révolution.

Le bourdonnement de la toupie crée une terrible confusion dans l’esprit de la Conscience. Elle commence à se rappeler de choses dont elle avait oublié jusqu’à l’existence. Pas seulement les souvenirs de l’Infirmière et de l’Ouvrière, mais aussi ceux de Charley Pollard. Dans son état de confusion, l’Editeur lui pose la plus importante question : où se trouve la bande contenant les souvenirs originaux du Docteur ? La jeune femme lui révèle qu’elle était cachée dans la toupie depuis le début – et avant qu’elle puisse l’arrêter, il écrase le jouet, libère la bande et la brise en morceaux. Il aime tant l’Etat qu’il préfère sacrifier sa santé mentale pour le protéger, et maintenant son travail est terminé : le Docteur est mort, la révolution a échoué, et enfin l’Editeur peut retourner au Ministère du Tourisme afin de se soumettre à la révision et d’oublier les choses terribles qu’il vient de faire.

L’ancien Editeur, devenu Terroriste, se retrouve alors dans la Galerie des Murmures, où le nouvel Editeur l’informe que la Conscience a aussi été révisée. A la fin, elle croyait être Charley Pollard et suppliait le Docteur de venir la sauver. Le Terroriste doit maintenant répondre de ses crimes, qui ont causés mort, destruction, et agitation générale, mais tout ce qu’il souhaite à présent, c’est d’être révisé afin qu’il ne puisse plus se souvenir de ses actes. Il n’y a plus de révolutionnaires ; ils étaient les véritables cibles des bombardements, les destructions les destructions publiques n’étaient que des dommages collatéraux. Mais cela laisse une question en suspens, bien que le nouvel Editeur, bien entendu, ne la pose pas directement : comment le Terroriste savait où les révolutionnaires vivaient et travaillaient ? Ce dernier réalise finalement que le bourdonnement de la toupie a du faire resurgir des anciens souvenirs enfouis dans son esprit, et l’Editeur, satisfait, autorise le Terroriste à écouter la bande contenant ces souvenirs enfouis : l’origine de son obsession et la véritable raison à tout ce qu’il a fait.

Il s’agit des souvenirs de l’arrivée du Docteur à la Cité de la Lumière. A première vu, cela semble être un endroit agréable, quoiqu’un peu trop fade et brillant pour le Docteur et Charley. Ce dernier trouve par hasard une toupie d’enfant en cherchant ses lunettes de soleil dans sa poche, toupie que Charley s’amuse à faire tourner pendant qu’elle parle avec C’rizz. La conversation dérive sur le sujet de la religion, et sur le concept de la vie après la mort et de la réincarnation. Le Docteur est forcé d’admettre qu’il sait que C’rizz est un moine, et que les événements qui se sont déroulés dans la biosphère Kromon ont quelque peu bousculés sa vision du monde. Leur conversation est cependant interrompue quand un passant commence à les bombarder des questions. Toute la ville semble devenir folle. Soudainement, le Docteur, Charley et C’rizz se retrouvent coincés au milieu d’une foule hurlante, tandis que la Voix de la Cité de la Lumière annonce le début du Jour du Jubilé. Les citoyens commencent à sauter dans la fontaine alors que le Docteur et C’rizz essaye de tirer Charley de là avant qu’elle ne soit piétinée ou noyée.

Dans la confusion, le Docteur est séparé de ses amis, et finit par arriver au bureau du Censeur. Là, le Censeur lui révèle que le jour du Jubilé est un événement régulier, la seule chance pour les citoyens d’agir sans peur des conséquences. Plusieurs milliers d’entre eux mourront avant qu’il soit terminé. Le Docteur veut seulement partir avec ses amis, mais les agents de sécurité de la ville sont tous dehors à célébrer le Jubilé. Il réalise alors le marché que le Censeur lui offre : son aide contre ses souvenirs. L’Etat a besoin de l’aide du Docteur pour évoluer. Le Docteur, qui aurai- aidé avec plaisir si seulement on lui avait demandé avant, accepte de livrer ses souvenirs – pour la sécurité de ses amis.

Enfin, L’Editeur devenu Terroriste, croit savoir qui il est vraiment, au grand amusement du nouveau Censeur qui n’est autre la jeune femme qui a été à la fois l’Ouvrière, l’Infirmière, la Conscience et Charley Pollard.  Les souvenirs retirés aux citoyens ne sont pas détruits, mais gardés par elle.  Elle sait que le Docteur est en train d’enregistrer leur conversation, utilisant l’un des juke-box publics qu’il avait l’habitude d’utiliser  comme caméras dans la Galerie des Murmures. Le Docteur fini par comprendre la significations des bruits entendus lors du scan cérébral de l’Ouvrière. Elle est l’architecte du futur, et il est l’outil destiné à le créer. Ses actions ont suscité la révolution, révolution dont les fondateurs de l’Etat se sont rendus compte qu’elle était nécessaire afin de les faire sortir de la stagnation. Comme des enfants, les habitants de la Cité de la Lumière ont besoin d’être structurés et d’avoir des règles, dans le but de construire leur existence dans un monde confus ; mais ils sont maintenant assez grands pour prendre leurs décisions eux même. Le Docteur fini par comprendre ce qu’il a vu en dehors de la Cité : un arc en ciel des possibles.

Satisfait, le Censeur raconte au Docteur qu’il est temps pour lui de devenir le nouveau Censeur et de guider la Cité de la Lumière dans un nouvel et meilleur ordre social. Il refuse, insistant sur le fait qu’il doit retrouver ses amis, Charley et C’rizz, mais le Censeur lui rappelle que le Docteur de ses souvenirs était bipède alors que l’Éditeur, comme tout le monde dans la Cité, possède huit membres ! Le Docteur a une espérance de vie de plusieurs centaine d’années, ses amis de plusieurs dizaines ; les habitants de la Cité vivent plus de cent générations en l’espace d’un an ! L’ancien Editeur devenu Terroriste peut partager les souvenirs du Docteur, mais le vrai Docteur, Charley et C’rizz ont quitté la ville il y à très, très longtemps. Le Censeur ouvre la fenêtre et l’invite à observer l’aube d’une nouvelle ère, mais il est consterné par la violence qui grouille dans les rues alors que le peuple remet l’Etat en question pour la première fois de sa vie. La naissance d’une nouvelle société s’effectue peut être dans la douleur, mais tout ce qu’il voit à présent est la mort de l’État qu’il avait autrefois tant aimé. A t-il fait réellement fait le bon choix ?

Notes et Continuité


  • Dans Scherzo, le Docteur a déjà fait référence au Censeur peut après que Charley et lui soient entré dans l’Univers Divergent. Cependant il ne savait paradoxalement pas qui il était à l’époque.
  • Les mémoires combinées de Charley, Le Docteur et C’rizz sont utilisées dans les programmes diffusés. On peut citer par exemple la première visite de Charley sur Gallifrey (Neverland), la première rencontre avec C’rizz dans la Zone Eutermes (The Creed of the Komon) et le Docteur récitant une faible à propos d’un roi sage passant les reines du pouvoir à son idiot de fils (Scherzo).
  • L’Editeur fait référence au Grand Incendie de Rome de Juillet 64 (Cf l’épisode The Romans)
  • Vous l’aurez compris, cet audio parle de l’altération de la personnalité. Ainsi, les noms des personnages sont rarement donnés, des titres sont utilisés à la place. Pour accentuer l’impression de malaise qui se dégage du procédé, le casting a aussi été cité de la même façon, en donnant seulement les noms des acteurs mais pas leurs rôles.
  • Cet audio est enfin un des préférés de Paul McGann, qui considère le script comme étant un des meilleurs qu’il ait eu l’occasion de lire.

 

Source de la traduction


3 comments on “MR#54 – The Natural History of fear

  • Je viens de finir l’audio, et j’en suis encore sous le choc…
    Par contre, un truc que je n’ai pas compris : est-ce que le Docteur est vraiment le Docteur là-dedans ? C’est quoi ce truc avec les 8 membres ?!
    J’ai vraiment adoré cet audio, je pense qu’une deuxième écoute sera nécessaire pour comprendre. Ta traduction m’a déjà bien aidé :p Merci !
    Et n’oubliez pas : productivity through happiness !

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    • En fait, les huit membres font référence à la race dont fait parti l’Editeur, et de façon plus globale tous les personnages évoqués dans l’Aventure. Quoique doublé par Paul McGann, ce qui rend les choses d’autant plus difficile à dissocier, et bien que se prenant pour le Docteur, il n’est pas lui. La preuve est justement le fait qu’il n’est pas un humanoïde. L’audio joue avec cette ambiguïté, à aucun moment on ne peut voir les apparences des protagonistes, elles ne sont même pas évoquées. Si ça avait été un format vidéo, on aurait su de suite qu’il n’était pas le Docteur, c’est toute l’intelligence de cette aventure 🙂

      Heureuse de savoir que la traduction a aidé en tous cas 🙂

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      • D’accccorrdd ! J’avoue que j’avais eu un peu de mal à m’imaginer le truc dans ma tête… Quand t’a l’image de McGann en tête pendant 2 heures et que « Charley » dit qu’il a 8 membres, j’avoue que c’est un peu perturbant ! Mais tout l’audio est perturbant en fait… On commence avec des voix qui semblent vaguement être le Docteur, Charley et C’rizz, qui agissent vaguement comme eux mais pas vraiment comme eux, pour les « voir » faire des choses qu’ils n’étaient pas censés faire ! Le Docteur qui torturait Charley et C’rizz, c’était assez flippant ! Puis le « Docteur » qui est en fait un terroriste, alors qu’il les traquait… J’avais vu une image où C’rizz demandait au Docteur ce qu’il avait fait de Charley, et le Docteur qui explique qu’il ne sait pas parce qu’il ne sait plus qui il est… Ce qui perturbe encore plus ! Avis aux autres, ne regardez pas les images sur internet !
        J’ai vraiment adoré cet audio. L’équipe de Big Finish a pris tous les risques et franchement, c’est très réussi.
        Petite information supplémentaire : cet audio s’inspirait du roman 1984 de Georges Orwell. Je ne l’ai pas lu, je ne peux pas confirmer. Mais en lisant le résumé, c’est fort probable.
        Et là je vois que j’ai écris un pavé, alors je vais arrêter en concluant simplement par un : merci Mamane pour ton explication ! Et vive Big Finish et le 8éme Docteur !

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